Les maisons individuelles construites dans les années 70 et 80 constituent une grande partie du parc résidentiel de la Loire-Atlantique (44), notamment dans les banlieues résidentielles de Nantes (Rezé, Saint-Herblain, Orvault) et sur la côte. Ces constructions solides possèdent souvent un excellent potentiel de rénovation thermique. Cependant, y installer une pompe à chaleur (PAC) nécessite une approche méthodique de l’isolation et du dimensionnement.

Voici nos conseils d’experts pour réussir l’installation d’une PAC dans une maison de cette époque.

Caractéristiques thermiques du bâti des années 70-80

Avant d’envisager le remplacement de votre chaudière gaz ou fioul par une PAC, il faut comprendre l’état de l’isolation d’origine :

  • Maisons des années 1970-1974 : Absence d’isolation d’origine dans les murs (les premiers chocs pétroliers n’avaient pas encore eu lieu). Le chauffage initial était souvent une chaudière fioul surdimensionnée pour pallier les fortes déperditions.
  • Maisons des années 1975-1989 : Premières réglementations thermiques. Les murs intègrent généralement une fine lame d’air ou 5 cm de laine de verre sous briquette. Les combles possèdent une isolation de base, souvent tassée avec le temps.

[!IMPORTANT] Isoler avant d’installer la PAC : Installer une pompe à chaleur dans une passoire thermique non isolée vous obligera à acheter une PAC de forte puissance, très chère à l’achat, qui consommera beaucoup d’électricité en hiver. Réaliser d’abord l’isolation des combles et/ou des murs par l’extérieur (ITE) permet d’installer une PAC deux fois moins puissante et beaucoup plus économique.

Quelle température de PAC choisir ?

Les maisons de cette époque sont presque toutes équipées de réseaux de radiateurs hydrauliques en fonte ou en acier de taille moyenne.

  1. Si la maison n’est pas ou peu isolée : Les déperditions exigent une eau très chaude dans les radiateurs par temps froid (au moins 60°C à 65°C). Dans ce cas, l’installation d’une PAC Air-Eau haute température (comme les modèles fonctionnant au fluide propane R290) est indispensable pour conserver le confort sans changer les radiateurs.
  2. Si la maison a été isolée (murs et combles) : Les déperditions ont été réduites. Vos anciens radiateurs deviennent “surdimensionnés” par rapport aux nouveaux besoins, ce qui signifie qu’ils peuvent chauffer la maison avec une eau tiède (45°C à 50°C). Une PAC moyenne température classique suffit alors, offrant un meilleur Coefficient de Performance (COP).

Le calcul des aides pour une rénovation globale dans le 44

Si vous décidez de coupler l’installation de votre PAC avec des travaux d’isolation (murs ou combles), vous entrez dans le cadre de MaPrimeRénov’ Parcours Accompagné. Ce dispositif finance les bouquets de travaux de rénovation globale :

  • Financement de 60% à 90% du montant total des travaux (plafond de 40 000 € à 70 000 € d’assiette de travaux selon le saut de classe DPE).
  • Accompagnement obligatoire par un tiers de confiance appelé Mon Accompagnateur Rénov’ agréé en Loire-Atlantique.
  • Possibilité d’éliminer définitivement l’étiquette F ou G de votre bien immobilier pour le replacer en classe B ou C, augmentant sa valeur verte sur le marché immobilier nantais de plus de 15%.